DPE à Ker Uhel, Lannion : comprendre les logements pour vendre ou louer
Les 891 DPE analysés à Ker Uhel dessinent un quartier majoritairement composé d’appartements, où la période de construction 1983-1988 domine. La consommation médiane est inférieure à celle de Lannion, mais la proportion de logements classés F ou G y est plus élevée.

À Ker Uhel, le dossier énergétique du quartier repose sur 891 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 5 041 DPE à Lannion. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur période de construction et leurs étiquettes, sans assimiler cet ensemble à un recensement exhaustif du quartier. Deux constats structurent la lecture : la classe C rassemble le plus grand nombre de diagnostics, tandis que les classes F et G représentent une proportion supérieure à celle de la ville. Ces résultats ne sont pas contradictoires, car ils décrivent des aspects différents de la répartition. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, les données apportent ainsi un contexte utile. Elles ne remplacent toutefois pas l’examen du DPE du logement concerné, dont les caractéristiques peuvent s’écarter des valeurs médianes.
Un bâti dominé par les appartements et la période 1983-1988
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Ker Uhel) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 0 | 0,0 % |
| B | 2 | 0,2 % |
| C | 509 | 57,1 % |
| D | 192 | 21,5 % |
| E | 115 | 12,9 % |
| F | 59 | 6,6 % |
| G | 14 | 1,6 % |
La période de construction la plus représentée à Ker Uhel est 1983-1988 : elle correspond à 39,2 % des diagnostics du quartier. Il s’agit de la tranche dominante, et non d’une période réunissant à elle seule la majorité des observations. Le bâti antérieur à 1975 représente également une part importante, avec 42,4 % des diagnostics. En revanche, les logements construits avant 1948 sont peu présents dans cet échantillon : leur part atteint 4,3 %, contre 20,8 % à l’échelle de Lannion. Le quartier se distingue donc de la ville par une moindre représentation du bâti le plus ancien. Les maisons individuelles constituent 37,7 % des logements diagnostiqués, le reste étant composé d’appartements. Cette composition invite à distinguer les types de biens lors d’une comparaison : les chiffres agrégés ne décrivent pas séparément les performances des maisons et celles des appartements.
- 1983-1988 : la période de construction dominante regroupe 39,2 % des diagnostics, sans résumer à elle seule toute la diversité du bâti.
- Avant 1975 : 42,4 % des diagnostics concernent ce bâti ; cette catégorie inclut les logements antérieurs à 1948 et ne doit pas être additionnée à leur part.
- Maisons individuelles : leur part est de 37,7 %. Les appartements constituent le reste de l’échantillon, mais aucune ventilation des étiquettes par type de logement n’est fournie.
La classe C domine, avec 73 logements classés F ou G
La répartition des étiquettes fait apparaître une concentration en classe C, avec 509 diagnostics sur les 891 analysés. La classe D arrive ensuite avec 192 diagnostics, suivie de la classe E avec 115 diagnostics. À l’autre extrémité, aucune étiquette A n’est présente et seuls 2 diagnostics sont classés B. Les classes F et G regroupent respectivement 59 et 14 logements, soit 73 logements au total. La présence importante de la classe C ne doit donc pas faire oublier les biens aux performances moins favorables. Inversement, la présence de passoires énergétiques ne suffit pas à caractériser tout Ker Uhel comme un quartier peu performant. Les données montrent une diversité de situations, mais elles ne précisent ni les équipements, ni l’isolation, ni les éventuels travaux réalisés. Elles ne permettent donc pas d’attribuer les résultats à une cause technique particulière.
- Classes A et B : aucun diagnostic en A et 2 en B ; les meilleures étiquettes sont très peu représentées dans l’échantillon.
- Classes C et D : 509 diagnostics en C et 192 en D ; la classe C constitue le principal point de repère local.
- Classe E : 115 diagnostics, à examiner distinctement des classes F et G dans la lecture des performances.
- Classes F et G : 59 diagnostics en F et 14 en G, soit 73 logements et une part de 8,2 %.
Une consommation médiane plus basse qu’à Lannion
La comparaison avec Lannion doit distinguer les indicateurs médians de la proportion de passoires énergétiques. À Ker Uhel, la consommation médiane s’établit à 136 kWh/m²/an, contre 190 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est également inférieur : 1 056 €, contre 1 127 € à Lannion. La surface médiane est identique dans les deux ensembles, à 65 m². Ces repères décrivent une position centrale plus favorable pour le quartier sur les indicateurs de consommation et de coût estimé. Pourtant, la part des classes F et G atteint 8,2 %, contre 6,3 % dans la ville. Une médiane plus basse peut ainsi coexister avec une proportion supérieure de logements peu performants. Par ailleurs, les faits fournis ne comportent pas de moyenne arithmétique : la comparaison avec la ville porte ici sur des médianes et des proportions.
Vendre à Ker Uhel : situer le bien sans généraliser
Pour préparer une vente à Ker Uhel, ces données servent surtout à contextualiser le DPE propre au bien. Une étiquette C s’inscrit dans la classe la plus représentée, avec 509 diagnostics, mais ce seul rapprochement ne rend pas les logements comparables en tous points. Il reste pertinent de présenter ensemble la surface, le type de logement, sa période de construction et les résultats de son diagnostic. Pour un bien classé F ou G, la proportion locale de 8,2 % apporte un repère de quartier, sans atténuer les caractéristiques individuelles du logement. Les faits disponibles ne permettent de mesurer ni une incidence sur la valeur de vente, ni une réaction des acquéreurs. L’intérêt du dossier est donc de fournir une présentation factuelle et cohérente, plutôt que de transformer une statistique locale en argument de valorisation automatique.
Louer à Ker Uhel : examiner le diagnostic individuel
Pour une location, la lecture doit également partir du logement proposé, et non de la seule tendance du quartier. Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 056 € peut aider à situer une estimation individuelle, mais il ne constitue pas un budget applicable à tous les locataires. La surface médiane de 65 m² ne décrit pas davantage chaque appartement ou chaque maison. Un candidat à la location peut utiliser ces repères pour formuler ses questions sur la consommation et sur les caractéristiques mentionnées dans le diagnostic. Du côté du bailleur, les classes E, F ou G appellent une lecture attentive des résultats propres au bien. Les seules statistiques fournies ne permettent cependant pas de conclure à sa possibilité de mise en location : elles ne comprennent pas les éléments réglementaires nécessaires pour établir cette conclusion.
Questions fréquentes
Les logements de Ker Uhel sont-ils plus performants que ceux de Lannion ?
La réponse dépend de l’indicateur retenu. La consommation médiane de Ker Uhel est de 136 kWh/m²/an, contre 190 kWh/m²/an à Lannion, et son coût énergétique médian estimé est aussi inférieur. En revanche, la proportion de classes F et G est plus élevée : 8,2 %, contre 6,3 %. Il faut donc conserver ces deux constats plutôt que d’attribuer une performance uniforme au quartier.
Quel type de bâti retrouve-t-on dans les DPE de Ker Uhel ?
Les appartements sont majoritaires dans l’échantillon, les maisons individuelles représentant 37,7 % des logements diagnostiqués. La période 1983-1988 domine avec 39,2 % des diagnostics. Le bâti antérieur à 1975 reste présent à hauteur de 42,4 %, tandis que celui d’avant 1948 représente 4,3 %. Ces données décrivent plusieurs générations de logements, sans préciser leur état actuel ni les rénovations éventuellement réalisées.
Peut-on utiliser les chiffres du quartier pour estimer son propre DPE ?
Non, les 891 diagnostics analysés donnent un contexte collectif, pas une étiquette individuelle. La classe C est la plus fréquente, avec 509 diagnostics, mais cela ne permet pas de la présumer pour un logement donné. Pour vendre ou louer, il faut se référer au diagnostic du bien et à ses caractéristiques. Les statistiques locales servent à situer les résultats, sans les remplacer.