DPE à Park Nevez-Buhulien, Lannion : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Park Nevez-Buhulien, les 917 DPE analysés montrent une forte présence de la classe D et seulement 2,5 % de logements classés F ou G. Ce quartier de Lannion présente un bâti majoritairement collectif, dominé par la période 1948-1974, dont les indicateurs énergétiques appellent une lecture nuancée.

DPE à Park Nevez-Buhulien, Lannion : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Lannion

Le dossier énergétique de Park Nevez-Buhulien repose sur 917 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 5 041 DPE analysés à Lannion. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leur période de construction et leurs principaux indicateurs énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas un descriptif individuel de chaque bien proposé à la vente ou à la location. Le constat central associe une nette prédominance de l’étiquette D à une faible proportion de classes F et G. Cette situation ne signifie pas que tous les indicateurs sont inférieurs à ceux de la ville : la consommation médiane et le coût énergétique annuel médian estimé dépassent les valeurs communales. Pour comprendre ce contraste, il faut distinguer la répartition des étiquettes, les caractéristiques du bâti et les médianes observées.

Un bâti dominé par les appartements et la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Park Nevez-Buhulien)Part du quartier
A40,4 %
B80,9 %
C12914,1 %
D65671,5 %
E9710,6 %
F171,9 %
G60,7 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Park Nevez-Buhulien (Lannion).

La période 1948-1974 représente 64,3 % des diagnostics de Park Nevez-Buhulien : elle constitue donc le principal repère pour décrire l’âge du bâti étudié. Au total, 68,9 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975, tandis que ceux d’avant 1948 ne représentent que 4,6 %. Le quartier se distingue ainsi de Lannion, où la part du bâti antérieur à 1948 atteint 20,8 %. Il s’agit donc surtout d’un parc de la seconde moitié du XXe siècle dans sa composante dominante, plutôt que d’un ensemble majoritairement très ancien. Les maisons individuelles représentent 22,1 % des logements étudiés, le reste étant constitué d’appartements. Ces proportions décrivent la structure de l’échantillon, sans renseigner sur les matériaux, les équipements de chauffage ou les travaux déjà réalisés dans chaque immeuble.

  • 1948-1974 : avec 64,3 % des diagnostics, cette période domine nettement le profil de construction observé dans le quartier.
  • Avant 1948 : la part de 4,6 % est inférieure à celle de Lannion, établie à 20,8 %. Le bâti le plus ancien pèse donc moins dans cet échantillon local.
  • Maisons individuelles : leur part de 22,1 % confirme la prédominance des appartements, sans permettre de comparer leurs performances énergétiques respectives.
  • Surface médiane : elle atteint 67 m², contre 65 m² pour la ville. Ce repère de taille ne décrit ni la dispersion des surfaces ni la composition de chaque logement.

656 diagnostics en classe D et 23 logements classés F ou G

La répartition des étiquettes est fortement concentrée sur la classe D, avec 656 diagnostics sur les 917 du quartier. La classe C rassemble 129 diagnostics et la classe E en compte 97. Aux extrémités de la distribution, les classes A et B regroupent respectivement 4 et 8 diagnostics, tandis que les classes F et G en réunissent 17 et 6. Le profil local n’est donc ni celui d’un parc dominé par les meilleures étiquettes, ni celui d’un quartier fortement marqué par les passoires énergétiques. Les 23 logements F ou G représentent 2,5 % des diagnostics. Cette faible proportion doit se lire avec la place centrale de la classe D : elle indique surtout que les étiquettes les plus défavorables sont peu présentes, sans établir une performance élevée pour l’ensemble des biens.

Moins de passoires qu’à Lannion, mais une consommation médiane supérieure

La comparaison avec Lannion fait apparaître deux résultats complémentaires. D’une part, Park Nevez-Buhulien compte proportionnellement moins de passoires énergétiques : 2,5 % de classes F et G, contre 6,3 % dans l’ensemble de la ville. D’autre part, sa consommation médiane atteint 209 kWh/m²/an, contre 190 kWh/m²/an à l’échelle communale. Son coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur, à 1 150 € contre 1 127 €. Ces chiffres ne sont pas contradictoires : une proportion de mauvaises étiquettes et une médiane ne décrivent pas la même dimension d’une distribution. La comparaison demandée avec la ville repose ici sur des médianes, et non sur des moyennes arithmétiques. Elle ne permet pas non plus d’attribuer les écarts à un chauffage particulier, à une isolation donnée ou à la seule différence de surface.

  • Passoires énergétiques : 2,5 % dans le quartier contre 6,3 % à Lannion. Sur ce critère précis, Park Nevez-Buhulien présente une proportion moins élevée.
  • Consommation médiane : 209 kWh/m²/an dans le quartier contre 190 kWh/m²/an dans la ville. La rareté relative des classes F et G ne se traduit donc pas par une médiane de consommation plus basse.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 1 150 € contre 1 127 €. Il s’agit d’un indicateur estimatif, à distinguer d’une facture individuelle.
  • Surface médiane : 67 m² contre 65 m². Les données fournies ne permettent pas d’isoler l’effet de cet écart sur les autres indicateurs.

Vendre : situer le DPE du bien sans lui attribuer celui du quartier

Pour préparer une vente à Park Nevez-Buhulien, ces résultats donnent surtout un cadre de comparaison. Un logement classé D appartient à l’étiquette la plus représentée dans les diagnostics locaux, avec 656 cas observés. Un bien classé A ou B relève au contraire d’étiquettes peu présentes dans cet échantillon. Cette lecture aide à présenter la position énergétique du logement, mais elle ne permet pas de mesurer un effet sur sa valeur ou sur les conditions de transaction. Les données ne contiennent aucun résultat de vente. Il convient donc de distinguer les caractéristiques propres au bien des tendances du quartier : sa classe, sa consommation estimée et sa surface doivent être examinées individuellement. L’année de construction ne suffit pas davantage à déduire son étiquette, même dans un quartier dominé par la période 1948-1974.

Louer : examiner le logement au-delà du repère médian de 1 150 €

Pour une mise en location ou une recherche locative, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 150 € constitue un point de repère local, et non le budget à appliquer automatiquement au logement concerné. La consommation médiane de 209 kWh/m²/an et la surface médiane de 67 m² ne forment pas non plus le portrait d’un bien unique. Le bailleur comme le candidat locataire ont donc intérêt à lire les indicateurs propres au logement plutôt qu’à s’appuyer uniquement sur la faible part de passoires du quartier. Les 23 diagnostics F ou G montrent que ces situations existent malgré leur proportion limitée. Les chiffres disponibles ne précisent ni les équipements individuels ni les travaux réalisés ; ils ne suffisent donc pas à établir les besoins de rénovation ou les conditions réglementaires applicables à une location particulière.

Questions fréquentes

Park Nevez-Buhulien est-il plus performant énergétiquement que Lannion ?

La réponse dépend de l’indicateur retenu. Le quartier compte 2,5 % de passoires F ou G, contre 6,3 % pour Lannion. En revanche, sa consommation médiane est de 209 kWh/m²/an, contre 190 dans la ville. Il est donc plus juste de parler d’une moindre présence des étiquettes les plus défavorables que d’une supériorité énergétique générale.

Quel type de logement domine dans les diagnostics du quartier ?

Les appartements sont majoritaires, les maisons individuelles représentant 22,1 % des logements étudiés. La période de construction dominante est 1948-1974, avec 64,3 % des diagnostics. Le bâti d’avant 1948 ne représente que 4,6 %. Ces résultats caractérisent les logements diagnostiqués, mais ne détaillent pas les techniques de construction ou l’état de rénovation de chaque bien.

Peut-on utiliser les 1 150 € médians pour prévoir les dépenses d’un logement ?

Ce montant est un coût énergétique annuel médian estimé pour le quartier, pas une prévision individuelle. Il sert de repère comparatif avec les 1 127 € observés à Lannion. Pour un projet de vente ou de location, il faut distinguer cet indicateur statistique des estimations propres au bien, sans le présenter comme une facture attendue.

Sources officielles

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