Risques et diagnostics obligatoires à Lannion : préparer vente et location
À Lannion, Géorisques recense 6 risques dont la portée doit être vérifiée à l’adresse du bien. Le parc diagnostiqué, composé à 54,3 % de logements construits avant 1975, apporte un contexte utile sans établir l’exposition de chaque logement.

À Lannion, dans les Côtes-d’Armor, le dossier de vente ou de location doit distinguer les risques recensés à l’échelle communale de ceux qui concernent effectivement le bien. Les données fournies identifient la commune par le code INSEE 22113, mais ne comprennent ni adresse, ni parcelle, ni périmètre réglementaire détaillé. Elles ne permettent donc pas de produire un état des risques individualisé ou de dresser la liste complète des diagnostics obligatoires pour un logement. Le vendeur comme le bailleur doit préparer une information adaptée au bien, en s’appuyant sur les éléments réglementaires applicables à son emplacement. ERRIAL constitue un point de départ pour cette vérification, non une preuve que les 6 risques recensés entraînent tous la même obligation. Les 5 041 DPE disponibles décrivent un parc diagnostiqué, pas l’exposition de chaque bâtiment.
Inondation : vérifier la situation du bien avant de renseigner le dossier
| Donnée officielle | Lannion |
|---|---|
| Code INSEE | 22113 |
| Risques recensés (Géorisques) | Inondation, Mouvement de terrain, Séisme, Phénomène lié à l'atmosphère, Radon, Transport de marchandises dangereuses |
| Zone de sismicité | 2 - FAIBLE |
| Potentiel radon (classe 1 à 3) | 3 |
| Logements diagnostiqués (ADEME) | 5 041 |
- Portée de l’état des risques : l’inondation figure parmi les risques recensés à Lannion. Cette mention communale ne précise ni les secteurs concernés, ni les caractéristiques des phénomènes, ni les prescriptions applicables. Pour une vente comme pour une location, il faut donc vérifier si l’adresse relève d’un dispositif réglementaire à reporter dans l’état des risques. Les faits fournis ne permettent pas de conclure pour une parcelle.
- Lien avec le bâti : les maisons individuelles représentent 38,5 % des logements diagnostiqués. Pour un bien de cette catégorie, les niveaux bas, les accès et les éventuelles dépendances constituent des éléments à décrire lors de la préparation du dossier. Leur présence et leur exposition ne sont cependant pas connues ici. Une maison ne peut pas être déclarée inondable à partir de sa seule typologie.
- À préparer : réunir l’adresse précise, les références permettant de localiser le bien, les documents disponibles sur sa configuration et les informations connues sur d’éventuels événements passés. Le propriétaire doit confronter ces pièces aux informations réglementaires concernant le bien, puis vérifier leur cohérence avec l’état des risques. Aucun événement d’inondation propre à un logement de Lannion n’est documenté dans les faits transmis.
Mouvement de terrain : ne pas confondre ancienneté et exposition
Le mouvement de terrain est recensé, sans précision sur sa nature, sa localisation ou son encadrement réglementaire. Le vendeur et le bailleur doivent donc vérifier les informations applicables à l’emplacement du bien avant de renseigner cette partie de l’état des risques ; la mention communale ne suffit pas à affirmer une obligation particulière de travaux ou d’étude. Dans le parc diagnostiqué, 20,8 % des logements datent d’avant 1948 et 54,3 % d’avant 1975. Cette ancienneté invite à documenter l’histoire du bâtiment, mais ne démontre ni instabilité du terrain ni défaut structurel. Le propriétaire peut préparer les plans disponibles, les pièces relatives à d’éventuelles reprises structurelles et les observations déjà consignées sur le bâtiment. Il faut distinguer ces informations matérielles du classement réglementaire : ni un DPE ni une date de construction ne permettent, seuls, d’évaluer ce risque.
Séisme : restituer le classement réglementaire sans évaluer la structure
Lannion est classée en zone de sismicité réglementaire 2, qualifiée de faible. Ce chiffre est établi, contrairement à une éventuelle vulnérabilité propre au logement, qui n’est pas documentée. Pour le vendeur comme pour le bailleur, la préparation de l’état des risques consiste à vérifier et restituer le zonage applicable au bien, sans présenter une sismicité faible comme une absence de risque. La période de construction dominante, 1948-1974, représente 33,5 % des diagnostics. Elle situe une partie du parc dans le temps, mais n’indique ni les techniques constructives de chaque bâtiment ni son comportement face à un séisme. Le propriétaire doit préparer les informations disponibles sur la construction et les transformations structurelles éventuelles. Les faits fournis ne permettent pas d’ajouter une obligation individuelle de diagnostic de résistance, de renforcement ou de travaux parasismiques.
Phénomène lié à l’atmosphère : conserver le niveau de précision disponible
Géorisques recense un « phénomène lié à l’atmosphère » pour Lannion. Les faits ne détaillent pas ce libellé : il serait donc injustifié de lui attribuer un événement précis, une intensité ou un périmètre d’exposition. Le vendeur et le bailleur doivent vérifier sa traduction éventuelle dans les informations réglementaires concernant le bien, plutôt que d’en déduire automatiquement une rubrique obligatoire ou un diagnostic supplémentaire. Avec 38,5 % de maisons individuelles parmi les logements diagnostiqués, la description des éléments extérieurs privatifs peut aider à préparer le dossier, lorsqu’ils existent. Cette proportion ne mesure toutefois aucune fragilité de toiture ou de façade. Le propriétaire peut réunir les documents d’entretien et de réparation disponibles ainsi que les informations connues sur des dommages antérieurs. Leur intérêt est de documenter le bâtiment, non de transformer une donnée communale générale en constat technique individuel.
Radon : distinguer potentiel communal et situation intérieure du logement
- Donnée établie : Lannion relève de la classe de potentiel radon 3, sur une échelle de 1 à 3 ; cette classe correspond à un potentiel significatif. Le vendeur et le bailleur doivent vérifier la prise en compte de ce classement dans l’état des risques applicable au bien. Les faits ne fournissent cependant aucune mesure intérieure et ne permettent pas de conclure à une concentration particulière dans un logement.
- Lien avec les performances énergétiques : le parc compte 320 passoires classées F ou G sur 5 041 DPE. Ces résultats concernent la performance énergétique ; ils ne constituent pas un diagnostic radon. Pour préparer un projet de rénovation, il est utile de distinguer les informations sur l’enveloppe du bâtiment, les équipements et le renouvellement de l’air. Aucun lien chiffré entre classe DPE et présence de radon n’est fourni.
- À préparer : rassembler, s’ils existent, les documents décrivant la ventilation, les travaux réalisés et les éventuelles mesures de radon. Leur absence ne doit pas être remplacée par une estimation tirée de l’âge du logement. Les 54,3 % de diagnostics portant sur des constructions antérieures à 1975 contextualisent le parc, mais ne justifient ni résultat de mesure présumé ni obligation générale de travaux déduite de ces seules données.
Transport de marchandises dangereuses : localiser sans supposer
Le transport de marchandises dangereuses figure parmi les 6 risques recensés dans la commune. Aucune infrastructure, aucun itinéraire et aucune distance d’exposition ne sont précisés. Le vendeur comme le bailleur doit vérifier les informations localisées et leur portée réglementaire avant de présenter ce risque dans son dossier ; son recensement communal ne suffit pas à établir une prescription propre au logement. Les 5 041 DPE ne renseignent pas la proximité d’un axe de transport, et la part de 38,5 % de maisons individuelles ne permet pas de déterminer quels biens seraient concernés. Le propriétaire doit préparer une localisation exacte et conserver les documents réglementaires identifiés pour cette adresse. Il faut éviter toute formule affirmant une proximité, une protection particulière ou une obligation de travaux : aucun de ces éléments n’est établi par les faits disponibles.
Questions fréquentes
Les 6 risques recensés imposent-ils chacun un diagnostic distinct ?
Le recensement communal ne permet pas de conclure à 6 diagnostics obligatoires séparés. Il faut distinguer l’information portée dans l’état des risques des éventuelles autres obligations applicables au logement. Les faits fournis identifient les risques, mais pas tous leurs périmètres ni leurs conséquences réglementaires. Une vérification à l’adresse reste nécessaire pour le vendeur comme pour le bailleur.
La classe radon 3 prouve-t-elle que le logement est exposé à une forte concentration ?
Non. La classe 3 décrit un potentiel communal significatif sur une échelle de 1 à 3, pas un résultat de mesure dans le logement. Les données ne contiennent aucune concentration intérieure. Il convient de restituer le classement sans lui substituer une conclusion sanitaire ou technique, et de conserver les éventuels résultats de mesure disponibles pour le bien.
L’ancienneté du parc permet-elle de connaître les diagnostics obligatoires d’un bien ?
Non. Les proportions de 20,8 % de diagnostics pour des constructions d’avant 1948 et de 54,3 % pour celles d’avant 1975 décrivent le parc étudié. Elles ne donnent pas l’année de construction du logement concerné. Sans ses caractéristiques individuelles et les règles applicables, ces statistiques ne permettent pas d’établir une liste complète de diagnostics obligatoires ni de présumer un défaut.